Mercredi 9 Janvier 2008
Flashback: première fois dans un sex-shop et bonnes résolutions
Par blablasphere, Mercredi 9 Janvier 2008 à 10:16 GMT+2 dans flashback
Bon ayé j'ai trouvé ma bonne résolution de l'année, ce blog! - honnête tu seras (et non l'hématome dans mon dos n'a pas un format A3... A4 c'est déjà pas mal!) avec ton lectorat de plus en plus nombreux (j'espère que vous avez bien envoyé le lien à tous vos potes en leur disant que vous avez découvert un blog génial d'une nana que vous ne connaissez absolument pas!!!)
- sérieuse dans tes posts et aucun sujet racoleur tu ne feras (il n'y aura pas de "Britney Spears nue lave sa voiture")
- documentée et empirique toujours tu seras!
Donc voilà tout plein de raisons qui justifient pleinement mon choix de vous raconter ma première fois dans un sex-shop!
Aaaaaah cette bonne vieille série des flash-back...
Donc vala je vous plante ze décors:
Une après-midi d'été, année 2000, Grenoble il fait 72 0000°C.
Nous, 4 filles, sommes assises au comptoir de notre bar réunions LDP, tenu par des homosessuels qui adorent nous voir sortir de nos sacs des petits strings en dentelle léopard (qui a dit que c'était racoleur?!) ou nous entendre déblatérer sur les filles qui ne sont pas à notre table.
Maintenant je vous plante ze contexte:
Dernier jour des partiels (pfffffuuuuuuuuu ça nous rajeunit pas ça!), nous célébrons, nous buvons une bière, qui, entre la chaleur et la fatigue, nous cogne sérieusement.
"Et keskon offre à copine A. pour son anniversaire?"
"Pfffffffuuuuuuu chais pô..."
L'enthousiasme est flagrant!
Comme A. n'est pas là, elle subit les conséquences du lieu et nous nous octroyons une minute LDP, nous sommes de vraies amies.
"Roooooooohhh allumeuse* comme elle est, on pourrait lui faire cadeau d'un truc qui pourrait la choquer... genre... je sais pas moi... des boules de geishas!"
Et là, vous vous demandez en quoi les boules de geishas est-il un cadeau choquant? N'oubliez pas que l'histoire se déroule il y a presque 10 ans et qu'à l'époque, la chaude attitude (dont nous avions causé là) n'était pas de mise et qu'en plus on était encore presque prudes et innocentes... en plus d'être saoules après une seule bière (comme quoi tout évolue).
Ensuite ze histoire
Alors nous voilà donc 5 minettes, les joues rosies par notre arrêt au zinc à la recherche d'un sex-shop. Nos barmans préférés nous ayant vaguement indiqué un lieu de déperdition - derrière l'église - au charmant petit nom du "lapin vert", nous nous lançons dans notre quête.
Nous trouvons. Nous nous réunissons:
"Bon les filles! S'agit pas d'avoir l'air de cruches... On prend un air pas choqué, on ne rigole pas, oui c'est à toi S. que je parle, tu es déjà en train de pouffer de rire alors qu'on a encore rien vu!!!! Et on est efficace!!!!"
Nous entrons...
Et nous nous mordons beaucoup les lèvres. Nous venons de franchir un rideau anti-mouche comme celui de la porte d'entrée de Mémé Kiki à Broute les Vezouilles (petit village réputé pour ses mouches). Nous sommes 8, nous 5 et 3 hommes accoudés au comptoir, nous sommes beaucoup trop nombreux pour un si petit espace. A notre entrée, fière et chasseresse, les hommes, décontenancés, se sont tus. Il y a beaucoup de choses qui éveillent notre curiosité et nous laissent globalement perplexes mais pas de boules de geishas en vue. Après un échange de coups de coudes qui poussent la plus proche des hommes vers eux, celle-ci demande:
"Euh... escuzez moi de vous déranger... hum... zauriez des boules de geishas?"
Un homme au physique lourd, assez raccord à l'esprit glauque de l'endroit où nous sommes, répond:
"Ah non madmoizelle... vous trouverez pas d'ça ici (ndlr: le plaisir féminin? y'a pas d'ça chez nous ma p'tite dame) mais par contre..."
Aimable, malgré tout, il nous indique un autre lieu.
Nous sortons du trou. Une voiture pleiiiiiiiiine de jeunezommes est en train de se garer et bouches ouvertes, zieux écarquillés, nous regarde 1, 2, 3, 4, 5 jeunes filles en fleur sortir du Lapin Vert. Si c'est pas beau ça...
Deuxième lieu, que nous appellerons sexshop à défaut d'avoir retenu son nom. Beaucoup plus grand, beaucoup plus aseptisé... ouais non là, je suis d'accord faut pas déconner, pas si aseptisé que ça! Les zommes, choqués de nous voir pénétrer dans leur antre en si grand nombre, reposent soudainement ce qu'ils ont dans leurs mains et se détournent de notre vision.
Nous trouvons ce que nous cherchions. Nous achetons.
"C'est possible d'avoir un paquet cadeau?"
La maison n'a pas d'humour...
Devant la boutique, nous tirons à la courte paille pour savoir qui devrait garder le cadeau dans son sac. Je vous rappelle qu'à l'époque, c'était quand même pas super répandu... Et tout plein de scénarios nous viennent à l'esprit:
- ma mère débarque avec son chien wouawoua à la maison. Ce petit con fouineur trouve le paquet et le déchire de ses crocs sous le regard médusé de ma génitrice... bon en même temps connaissant certaines mères, on aurait pu leur faire croire que c'était des boules chinoises de relaxation...
- je suis renversée dans la rue avec le paquet dans mon sac... Un charmant pompier vient à mon secours, c'est le coup de foudre grrrrrrrrrrrrrrrr, il me demande s'il peut prendre dans mon sac mon calepin histoire de prévenir un de mes proches, choquée par le pompier... euh pardon par l'accident, j'oublie l'espace de quelques secondes et voilà, je viens de ruiner la peut-être seule histoire d'amour de ma vie... A l'époque on croyait effectivement qu'un mec, ça pouvait le refroidir... Naïves... naïves...
Bref, nous tirons, j'ai la guigne, j'ai les boules!
Je n'ai aucun souvenir de la remise du cadeau ni des échos d'une quelconque utilisation dudit objet. J'avais dû boire 2 bières à la soirée...
Enfin ze épilogue
Quelques jours plus tard, je donne rendez-vous à un charmant jeune homme dans mon bar préféré de l'époque, nous en étions encore au stade, je te regarde, tu me regardes, bientôt je te prendrai la main et toi la mienne, puis nous nous embrasserons... et là je tiendrais environ 1 jour parce que ce faire lécher le visage de la sorte c'est pas possible!!!!! Ouais à chaque fois que je repense à ce gars, j'en ai des frissons...
Bon mais revenons à notre première rencontre dans le bar, niveau mezzanine, là où les fauteuils de cuir s'enfoncent... D'en bas, mon ami le barman m'a vue, il n'y a quasi personne dans le bar... Mon ami le barman n'a pas vu que j'étais accompagnée, mon ami le barman crie:
"- Coucou ma chérie... Alors le sex-shop c'était bien?"
Gloire aux instants de solitude...
* je me permets de rappeler le principe de l'allumeuse: c'est celle qui chauffe à mort mais qui ne va jamais jusqu'au bout (sans aucun jeu de mot du tout du tout)






