Blablasphère

Flashback: première fois dans un sex-shop et bonnes résolutions

Bon ayé j'ai trouvé ma bonne résolution de l'année, ce blog!
  • honnête tu seras (et non l'hématome dans mon dos n'a pas un format A3... A4 c'est déjà pas mal!) avec ton lectorat de plus en plus nombreux (j'espère que vous avez bien envoyé le lien à tous vos potes en leur disant que vous avez découvert un blog génial d'une nana que vous ne connaissez absolument pas!!!)
  • sérieuse dans tes posts et aucun sujet racoleur tu ne feras (il n'y aura pas de "Britney Spears nue lave sa voiture")
  • documentée et empirique toujours tu seras!

Donc voilà tout plein de raisons qui justifient pleinement mon choix de vous raconter ma première fois dans un sex-shop!

Aaaaaah cette bonne vieille série des flash-back...

Donc vala je vous plante ze décors:

Une après-midi d'été, année 2000, Grenoble il fait 72 0000°C.

Nous, 4 filles, sommes assises au comptoir de notre bar réunions LDP, tenu par des homosessuels qui adorent nous voir sortir de nos sacs des petits strings en dentelle léopard (qui a dit que c'était racoleur?!) ou nous entendre déblatérer sur les filles qui ne sont pas à notre table.

Maintenant je vous plante ze contexte:

Dernier jour des partiels (pfffffuuuuuuuuu ça nous rajeunit pas ça!), nous célébrons, nous buvons une bière, qui, entre la chaleur et la fatigue, nous cogne sérieusement.

"Et keskon offre à copine A. pour son anniversaire?"

"Pfffffffuuuuuuu chais pô..."

L'enthousiasme est flagrant!

Comme A. n'est pas là, elle subit les conséquences du lieu et nous nous octroyons une minute LDP, nous sommes de vraies amies.

"Roooooooohhh allumeuse* comme elle est, on pourrait lui faire cadeau d'un truc qui pourrait la choquer... genre... je sais pas moi... des boules de geishas!"

Et là, vous vous demandez en quoi les boules de geishas est-il un cadeau choquant? N'oubliez pas que l'histoire se déroule il y a presque 10 ans et qu'à l'époque, la chaude attitude (dont nous avions causé ) n'était pas de mise et qu'en plus on était encore presque prudes et innocentes... en plus d'être saoules après une seule bière (comme quoi tout évolue).

Ensuite ze histoire

Alors nous voilà donc 5 minettes, les joues rosies par notre arrêt au zinc à la recherche d'un sex-shop. Nos barmans préférés nous ayant vaguement indiqué un lieu de déperdition - derrière l'église - au charmant petit nom du "lapin vert", nous nous lançons dans notre quête.

Nous trouvons. Nous nous réunissons:

 "Bon les filles! S'agit pas d'avoir l'air de cruches... On prend un air pas choqué, on ne rigole pas, oui c'est à toi S. que je parle, tu es déjà en train de pouffer de rire alors qu'on a encore rien vu!!!! Et on est efficace!!!!"

Nous entrons...

Et nous nous mordons beaucoup les lèvres. Nous venons de franchir un rideau anti-mouche comme celui de la porte d'entrée de Mémé Kiki à Broute les Vezouilles (petit village réputé pour ses mouches). Nous sommes 8, nous 5 et 3 hommes accoudés au comptoir, nous sommes beaucoup trop nombreux pour un si petit espace. A notre entrée, fière et chasseresse, les hommes, décontenancés, se sont tus. Il y a beaucoup de choses qui éveillent notre curiosité et nous laissent globalement perplexes mais pas de boules de geishas en vue. Après un échange de coups de coudes qui poussent la plus proche des hommes vers eux, celle-ci demande:

"Euh... escuzez moi de vous déranger... hum... zauriez des boules de geishas?"

Un homme au physique lourd, assez raccord à l'esprit glauque de l'endroit où nous sommes, répond:

"Ah non madmoizelle... vous trouverez pas d'ça ici (ndlr: le plaisir féminin? y'a pas d'ça chez nous ma p'tite dame) mais par contre..."

Aimable, malgré tout, il nous indique un autre lieu.

Nous sortons du trou. Une voiture pleiiiiiiiiine de jeunezommes est en train de se garer et bouches ouvertes, zieux écarquillés, nous regarde 1, 2, 3, 4, 5 jeunes filles en fleur sortir du Lapin Vert. Si c'est pas beau ça...

Deuxième lieu, que nous appellerons sexshop à défaut d'avoir retenu son nom. Beaucoup plus grand, beaucoup plus aseptisé... ouais non là, je suis d'accord faut pas déconner, pas si aseptisé que ça! Les zommes, choqués de nous voir pénétrer dans leur antre en si grand nombre, reposent soudainement ce qu'ils ont dans leurs mains et se détournent de notre vision.

Nous trouvons ce que nous cherchions. Nous achetons.

"C'est possible d'avoir un paquet cadeau?"

La maison n'a pas d'humour...

Devant la boutique, nous tirons à la courte paille pour savoir qui devrait garder le cadeau dans son sac. Je vous rappelle qu'à l'époque, c'était quand même pas super répandu... Et tout plein de scénarios nous viennent à l'esprit:

  • ma mère débarque avec son chien wouawoua à la maison. Ce petit con fouineur trouve le paquet et le déchire de ses crocs sous le regard médusé de ma génitrice... bon en même temps connaissant certaines mères, on aurait pu leur faire croire que c'était des boules chinoises de relaxation...
  • je suis renversée dans la rue avec le paquet dans mon sac... Un charmant pompier vient à mon secours, c'est le coup de foudre grrrrrrrrrrrrrrrr, il me demande s'il peut prendre dans mon sac mon calepin histoire de prévenir un de mes proches, choquée par le pompier... euh pardon par l'accident, j'oublie l'espace de quelques secondes et voilà, je viens de ruiner la peut-être seule histoire d'amour de ma vie... A l'époque on croyait effectivement qu'un mec, ça pouvait le refroidir... Naïves... naïves...

Bref, nous tirons, j'ai la guigne, j'ai les boules!

Je n'ai aucun souvenir de la remise du cadeau ni des échos d'une quelconque utilisation dudit objet. J'avais dû boire 2 bières à la soirée...

Enfin ze épilogue

Quelques jours plus tard, je donne rendez-vous à un charmant jeune homme dans mon bar préféré de l'époque, nous en étions encore au stade, je te regarde, tu me regardes, bientôt je te prendrai la main et toi la mienne, puis nous nous embrasserons... et là je tiendrais environ 1 jour parce que ce faire lécher le visage de la sorte c'est pas possible!!!!!  Ouais à chaque fois que je repense à ce gars, j'en ai des frissons...

Bon mais revenons à notre première rencontre dans le bar, niveau mezzanine, là où les fauteuils de cuir s'enfoncent... D'en bas, mon ami le barman m'a vue, il n'y a quasi personne dans le bar... Mon ami le barman n'a pas vu que j'étais accompagnée, mon ami le barman crie:

"- Coucou ma chérie... Alors le sex-shop c'était bien?"

Gloire aux instants de solitude...

 

* je me permets de rappeler le principe de l'allumeuse: c'est celle qui chauffe à mort mais qui ne va jamais jusqu'au bout (sans aucun jeu de mot du tout du tout)

 

 

 

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La première fois... chez l'esthéticienne ou comment j'ai brisé le carcan familial

Oui parce que tout arrive un jour... j'ai enfin franchi le seuil d'un salon de beauté!

En fait j'étais prise entre 2 dilemmes. Quand j'étais ado, ma mère disait toujours: "pourquoi aller payer ce qu'on peut faire soi-même" à grand renfort d'un pinceau de chez Casto plongé dans une vieille casserole remplie de cire orientale qui ramollissait sur le feu...

Autant vous dire que jusqu'à la découverte de l'epilady, je me suis régulièrement brulée à la cire trop chaude (alors que très très mauvais écrit en gros sur la boite), battue avec les fils de cire tendus entre ma gazinière et mes poils, maudit cette cire qui se cassait sur ma jambe... Bref la galère!

Et puis, aller chez l'esthéticienne semblait réservé à la pétasse bourgeoise meylanaise (que ceux qui ne connaissent pas cette banlieue huppée de Grenoble se démerdent sur googleuh) que nous les femmes de la famille n'étions point!

Bref, arrivée à l'âge plus ou moins adulte où les salons de beauté ne me semblait plus réservés à une catégorie discutable de la population (c'est fou comme la distanciation par rapport à son éducation est parfois fulgurante), j'étais étudiante et je renonçais à payer pour me faire ratiboiser les poils que mère nature m'avait dans sa grande bonté octroyés... Il faut dire qu'à l'époque, je préférais mille fois les dessous affriolants (encore une rupture avec l'éducation maternelle mais nous y reviendrons un jour quand je vous parlerai psychothérapie, Oedipe et compagnie).

Les années d'études passants (oui je fais partie de cette catégorie de personnes qui a pas mal trainé...), je suis arrivée au stade où je n'osais plus franchir la porte du salon de peur de passer pour la cruche de service! Bah oui, c'était comme s'il y avait un seuil fatidique: avant je pouvais mais j'ai pas fait et maintenant je peux plus mais j'en ai envie! Comme la micro-jupe... Quelle grosse truffe j'étais!

Et il y a eu ce matin du 23 novembre 2007, jour de grande révélation... Non, en fait, jour de grande lassitude... Contexte: 1 semaine de salon à arpenter les allées du parc des expositions de Versailles et toute la préparation en amont avaient eu raison de ma lutte anti-poils. Des mains ravagées par le montage et démontage du stand de la boîte et un immense besoin de me faire chouchouter... c'est donc tout naturellement que j'ai poussé la porte d'un centre d'esthétique, de plus incognito vu que je n'étais pas dans ma ville... Eh eh eh eh...

Mon esthéticienne, Cindy (eh oui, ça ne s'invente pas), jolie pas trop maquillée, pas trop épilée du sourcil, me voilà rassurée!

"Bonjour? Vous venez pour..."

Et là je m'entends dire: "Une épilation des demi-jambes, une épilation des sourcils et une manucure!"

Wahou!!! Bein ma vieille quand tu fais les choses, tu les fais pas à moitié!!!!!

Et me voilà partie pour me faire poupounner, chouchoutée pendant 2h... J'étais tellement bien que j'ai même pas dit aïe quand elle a sauvagement arraché toute la cire qu'elle venait de poser sur mes jambes! Et pour mes sourcils, j'ai presque failli m'endormir... bon OK j'étais épuisée! J'ai adoré quand elles se sont extasiées sur la beauté naturelle de mes ongles... bon OK j'avais pris le forfait maxi manucure! Et j'ai même participé à leur discussion sur l'amour quand Cindy a reçu un bouquet de roses de son chéri pour son anniversaire! J'étais presque devenue leur copine!!!!!!!!!! Sauf qu'il faut passer la CB à la fin mais bon... Entre amies, on ne compte pas? Einh?! Et puis tant qu'on y est à parler de prix... bein moi qui croyait que ça allait me couter un œil... ça m'a à peine couté plus qu'une poignée de mes poils, et quand on sait à quel point je m'acharne à les supprimer, on peut comprendre la valeur négative que je leur porte!

Donc, ayé, je suis totalement convaincue! Et je pense prendre un abonnement sous peu! Du coup demain je tente la micro-jupe... Naaaaaaaannnn, j'déconne!

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La première fois que... J'ai été plaquée! Et pourquoi j'ai beaucoup voyagé par la suite

 

Comme aujourd'hui, je reviens après quelques jours d'absence, j'ai décidé d'inaugurer une pette série flashback*: la première fois!

Alors pour cette première des premières je vais vous raconter la première fois que je me suis faite plaquée... ouais, c'est cadeau, ça m'est venu l'autre soir en essayant de m'endormir - d'ailleurs, globalement, quand vous aurez l'impression que je m'égare totalement, ce sera le fruit de réflexions juste avant mes ronflements - je crois même que j'en ai ri toute seule dans mon lit!

Et non bande de petites cochonnes... le plaquage, ce n'était pas contre un mur par un corps viril et bouillant! Ca aurait été nettement plus agréable! Mais ça fera peut-être l'occasion d'un autre post... Non là, je vous parle de ma première claque amoureuse...

C'était l'été, j'avais 16 ans et des bagues plein les dents, des énormes lunettes, des tee-shirts bien trop grands...  et je me demande encore si le jeune homme qui m'a embrassée n'a pas fait ça pour rendre service à mon cousin dont c'était l'ami...

Voilà, il a posé ses lèvres sur les miennes sur une chanson de Bon Jovi mais n'a quand même pas poussé son dévouement amical jusqu'à me coucher sur un lit de roses**... David!!!!!!!!!!!!!! Rooooooooooooh là là! Je me rappelais même plus son prénom et ça vient de me revenir (comme quoi ça n'était pas non plus transcendantal). David C. même!!!! Ah ah ah!!! S'il savait que je parle de lui!!!! David si tu me lis... Sache que je suis devenue une bombe atomique... (bein quoi!!! C'est MON bloug d'abord, j'ai bien le droit de dire ce que je veux!!!). Donc David m'embrasse pendant une boum. Moi je me dis: Youpi! Youpaïda! Enfin la vraie vie va commencer!!!! Et blam, ces satanées grandes vacances qui nous envoient au bord de la mer! Note pour plus tard, me rappeler que si mon enfant devenu ado fait la gueule alors que je l'emmène dans un endroit paradisiaque pour les vacances, c'est qu'il a forcement une bonne raison... que je ne serai certainement plus à même de comprendre!

Donc j'envoie des lettres enflammées en écoutant Hero de cette pouf de Mariah (depuis que j'ai avoué pour Patriiiiiiiiiick, j'assume toutes mes erreurs adolescentes) et je revois le jeune homme 15 jours plus tard. Re-boum - pour les jeunes générations, c'est comme ça que ça s'appelait à l'époque - et nous partons faire une promenade que je pensais romantique.

Et là, il me regarde, face à face et me dit en substance:

"Sylvaine, sylvaine, sylvaine... Tu es une fille géniale (et là n'importe quelle cruche sait qu'elle va prendre cher!) mais je crois que tu ne dois pas t'accrocher à moi comme ça! Il faut voir du pays!"

J'en rajoute ou c'est suffisamment explicite...

David, aujourd'hui... si tu me lis et que tu as pris conscience que tu as laissé passer une bombe en devenir (bon ok, je te l'accorde à l'époque, ça n'était pas évident du tout du tout), sache que tu resteras à jamais le plus grand poète de la rupture qu'il m'ait été donné de rencontrer! Sache aussi, qu'à chacune de mes nouvelles conquêtes, explorations, découvertes d'horizons lointains... j'ai toujours eu une petite pensée pour toi! C'est bien connu, les voyages forment la jeunesse!

 

* pour ceux qui ne suivraient pas: flashback... she's back! Et ça marche aussi dans l'autre sens: she's back... flashback! Et pour ceux qui trouvent ma logique tout à fait déroutante je répondrai: OUI mais va falloir vous y faire!

** Attention référence!

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